Fiche ethnique · Côte d'Ivoire

Éléphant — sagesse & fidélité

Djimini

Nord-Centre (Dabakala)

Galerie photo

Immersion en pays Djimini

Drone shot of university buildings and sports fields in Yamoussoukro, Côte d'Ivoire.Illustration — Côte d'Ivoire

Habitat & architecture

Photo : Silvere Meya · Pexels

A vibrant cultural ceremony in Benin featuring a group in traditional clothing engaging in a ritual dance.Illustration — Côte d'Ivoire

Portraits & expressions

Photo : Abdias GBETOKPANOU · Pexels

Explore vibrant Moroccan ceramics beautifully displayed in a traditional market setting.Illustration — Côte d'Ivoire

Artisanat & savoir-faire

Photo : Ayoub Lensman · Pexels

Pays
Côte d'Ivoire
Région
Nord-Centre (Dabakala)
Langue
Djimini — sous-groupe sénoufo
Population
Environ 150 000

Localisation

Nord-Centre (Dabakala) — Côte d'Ivoire.


Langue(s)

Djimini — sous-groupe sénoufo


Mythe fondateur

On raconte qu'au commencement, les Djimini ignoraient l'igname et mangeaient des racines amères. Un jeune homme nommé Ngolo suivit un sanglier dans la brousse et le vit déterrer un tubercule étrange. Ngolo le goûta : c'était doux. Mais une voix sortit de la terre et dit : si tu prends ce don, tu devras me servir trois fois sept saisons en initiation. Ngolo accepta. Il fonda le poro, où chaque jeune Djimini doit servir trois cycles de sept années avant de devenir homme. Tant que le poro durera, l'igname nourrira. Le jour où l'on cesserait l'initiation, dit-on, la terre reprendrait son don.


Valeurs fondamentales

Travail de la terre, sens du poro, hospitalité, respect des aînés.


Rites du mariage

Longues fiançailles, services rendus, dot, bénédictions, fête au village.


Symboles et totems

Totem : l'éléphant, mémoire vivante du clan et de la sagesse. Sous-groupe sénoufo de la région de Dabakala, les Djimini sont d'excellents cultivateurs de mil, d'igname et de coton. Le poro, qui forme les jeunes hommes en trois cycles de sept ans, demeure le pilier de leur organisation sociale.


Coutumes familiales

Le couple djimini valorise le travail commun, la fidélité et la solidarité villageoise.


Particularités artistiques

Sous-groupe sénoufo de la région de Dabakala, organisé autour du poro et de l'agriculture du mil et de l'igname.


Étapes du mariage traditionnel

  1. 1. Toc-toc / Présentation

    La famille du prétendant se présente officiellement à la famille de la promise (Djimini). Les anciens écoutent, jaugent le sérieux, fixent la suite.

  2. 2. Demande officielle

    On exprime ses intentions devant les oncles maternels, qui ont voix prépondérante. Une liste de présents est ensuite remise.

  3. 3. Constitution de la dot

    Selon la coutume Djimini, la dot rassemble symboles (sel, vin de palme, étoffes), enveloppes pour chaque branche de la famille, et présents aux aînés.

  4. 4. Remise de la dot

    Cérémonie publique : la famille du prétendant apporte les présents devant les notables. Chaque don a un sens (respect, gratitude, alliance).

  5. 5. Bénédiction des anciens

    Le patriarche ou le mbombog/notable bénit l'union, prononce les paroles sacrées, scelle l'alliance entre les deux lignages.

  6. 6. Mariage civil

    Passage à la mairie pour officialiser légalement l'union devant l'État.

  7. 7. Mariage religieux

    Selon la confession des familles : église, mosquée, temple ou rite traditionnel.

  8. 8. Fête collective

    Repas, danses, tenues traditionnelles Djimini : la communauté célèbre l'alliance et confirme publiquement l'union.