Localisation
Centre et Littoral (Edéa, Eséka, Pouma, Ngambè) — Cameroun.
Langue(s)
Basaa — langue bantoue
Mythe fondateur
Aux origines, là où la mémoire des hommes se confond avec celle de la terre, le peuple Basaa naquit dans centre et littoral. Peuple bantou venu, selon la tradition, du Ngog Lituba (rocher percé). Société organisée autour des lignages (mbôk) et des anciens (mbombog). On raconte qu'un ancêtre fondateur, marchant guidé par les étoiles et les esprits du fleuve, traça la première parole, fonda le premier foyer et nomma chaque lignée. Son signe — le lion, gardien du courage et de la dignité — devint le totem du peuple : il rappelle à chacun la voie de la droiture, de la patience et du respect. De génération en génération, les anciens transmettent ce récit autour du feu, dans la veillée et dans le chant, pour que nul enfant n'oublie d'où il vient. Les valeurs nées de cette aurore — respect des aînés, parole donnée, solidarité de la famille élargie, dignité, sens de la discrétion. — guident encore aujourd'hui le couple, la famille et la communauté. Ainsi le mythe Basaa n'est pas un souvenir figé mais un fleuve vivant : il abreuve les vivants, honore les morts et trace, pour ceux qui viendront, la mesure d'une vie juste.
Valeurs fondamentales
Respect des aînés, parole donnée, solidarité de la famille élargie, dignité, sens de la discrétion.
Rites du mariage
Visite, présentation, dot symbolique remise aux oncles, célébration coutumière puis civile et religieuse.
Symboles et totems
Totem : le lion, gardien du courage et de la dignité. Selon la tradition, les Basaa sont sortis du Ngog Lituba, un immense rocher percé près de la Sanaga, pour fonder leurs villages dans la forêt du Centre et du Littoral. La société est régie par les mbombog, gardiens des rites et de la parole, et par le um, conseil des aînés. Très tôt évangélisés au début du XXᵉ siècle, les Basaa ont produit nombre d'écrivains, syndicalistes et hommes politiques camerounais, dont Ruben Um Nyobè.
Coutumes familiales
Le couple basaa s'enracine dans la durée. On choisit un partenaire de vie, pas un partenaire de saison.
Particularités artistiques
Peuple bantou venu, selon la tradition, du Ngog Lituba (rocher percé). Société organisée autour des lignages (mbôk) et des anciens (mbombog).
Étapes du mariage traditionnel
1. Toc-toc / Présentation
La famille du prétendant se présente officiellement à la famille de la promise (Basaa). Les anciens écoutent, jaugent le sérieux, fixent la suite.
2. Demande officielle
On exprime ses intentions devant les oncles maternels, qui ont voix prépondérante. Une liste de présents est ensuite remise.
3. Constitution de la dot
Selon la coutume Basaa, la dot rassemble symboles (sel, vin de palme, étoffes), enveloppes pour chaque branche de la famille, et présents aux aînés.
4. Remise de la dot
Cérémonie publique : la famille du prétendant apporte les présents devant les notables. Chaque don a un sens (respect, gratitude, alliance).
5. Bénédiction des anciens
Le patriarche ou le mbombog/notable bénit l'union, prononce les paroles sacrées, scelle l'alliance entre les deux lignages.
6. Mariage civil
Passage à la mairie pour officialiser légalement l'union devant l'État.
7. Mariage religieux
Selon la confession des familles : église, mosquée, temple ou rite traditionnel.
8. Fête collective
Repas, danses, tenues traditionnelles Basaa : la communauté célèbre l'alliance et confirme publiquement l'union.











